Choucri : L’Egypte ne tolérera point les tentatives de nuire à ses intérêts

Test Acount Mercredi 27 Janvier 2021-15:41:37 Actualités
Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choucri s’adressant à la séance plénière de la Chambre des députés
Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choucri s’adressant à la séance plénière de la Chambre des députés

“La politique égyptienne fait primer les principes et ne contredit pas les valeurs. Elle tient à la modération qui favorise la valeur de coexistence, tout en défendant les intérêts de l’Egypte dans le cadre de ce que nous imposent notre civilisation et notre éthique”, a affirmé le ministre des Affaires étrangères Sameh Choucri, hier mardi, lors de la séance plénière de la Chambre des députés. Il a également souligné que l’Egypte ne s’était pas éloignée de son milieu arabe lorsqu’elle avait conclu le Traité de paix avec Israël, rappelant que la cause palestinienne a toujours demeuré en tête de l’agenda égyptien, rapporte Al-Youm Al-Sabie. Choucri a mis en exergue le rôle de la diplomatie égyptienne et du ministère des Affaires étrangères, qui a toujours été une institution nationale et continuera à accomplir ses missions sans épargner aucun effort afin de porter haut le nom de la patrie. Malgré la multiplication des défis et l’augmentation des dangers ambiants, la diplomatie égyptienne a veillé à développer sa performance pour être en phase avec le monde d’aujourd’hui et exceller dans l’utilisation de ses outils, pour ainsi contribuer côte à côte avec les autres forces égyptiennes à faire prévaloir l’intérêt du peuple et consolider la place de l’Egypte à l’extérieur. Le chef de la diplomatie égyptienne a en outre indiqué que le ministère des Affaires étrangères met en œuvre la vision de l’Etat égyptien et défend ses constantes en vue d’atteindre ses objectifs et préserver sa sécurité en affrontant toutes les formes de violence, d’extrémisme et de terrorisme. Selon Choucri, le ministère des Affaires étrangères cherche également à trouver des solutions pacifiques aux conflits qui sévissent dans la région pour servir les intérêts de l’Etat égyptien, soulignant que la démarche égyptienne repose sur la protection de ce qui a été réalisé, tout en cherchant à réaliser plus d’acquis dans le cadre de l’action du gouvernement notamment dans ce qui a trait à la défense de la sécurité nationale et à la mise en œuvre de la politique extérieure de l’Egypte. Et d’indiquer que les services dispensés aux citoyens et les activités consulaires viennent en tête des missions du ministère qui veille à communiquer directement avec les citoyens que ce soit à l’intérieur ou en dehors de l’Egypte, de façon qui correspond à la valeur des Egyptiens. Choucri a de même jeté la lumière sur l’intérêt porté à l’élément humain au sein du corps diplomatique, d’autant que la place géographique de l’Egypte impose à tous d’être conscients des efforts sages des plus hautes autorités du pays. Il a par ailleurs rappelé que le ministère des Affaires étrangères a accordé le soutien nécessaire au ministère de l’Irrigation et des Ressources hydrauliques et a participé avec les organes de l’Etat concernés à la gestion du dossier du Barrage éthiopien de la Renaissance et de toutes les négociations qui se sont déroulées pendant les dernières années, dont celles de Washington qui ont mené à la rédaction du projet d’entente sur les modalités de remplissage et de fonctionnement du Barrage, paraphé par l’Egypte en signe de bonne volonté politique de parvenir à un consensus dans l’intérêt des trois pays. Par contre, l’Ethiopie, a poursuivi le chef de la diplomatie égyptienne, a rejeté le projet et procédé au remplissage de son barrage de manière unilatérale, contrairement aux modalités de son remplissage et de son fonctionnement. Et Choucri d’ajouter que le ministère des Affaires étrangères tient à recourir au soutien international. Pour ce, le dossier a été déféré au Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour la première fois, le Conseil de sécurité a tenu une séance afin de discuter du dossier du Barrage de la Renaissance. Les discussions ont porté sur les conséquences politiques et hydriques de sa construction étant donné que l’Egypte est totalement convaincue de la justesse de la cause et de ses répercussions dangereuses sur la stabilité de la région. Lors de cette séance, l’Egypte avait clarifié que les eaux du Nil représentent une question de vie du peuple égyptien et que le fleuve n’est pas le monopole de qui que ce soit, et que l’Egypte ne renoncera en aucune façon à ses droits ni ne tolérera point les tentatives de nuire à ses intérêts ou aux acquis de son peuple. Choucri a en outre déclaré que l’Ethiopie se montre intransigeante et agit unilatéralement en ce qui concerne le Barrage de la Renaissance, indiquant que la prolongation des négociations et la politique du fait accompli sont catégoriquement rejetées.

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